Lors d’un point de presse en fin de semaine, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a annoncé de nouvelles mesures visant à assainir le secteur minier local, dont la révocation prévue de 71 titres miniers et de carrières. Cette initiative inscrit le pays ouest-africain dans une dynamique sous-régionale, marquée ces derniers mois par la mise en œuvre de réformes similaires en Guinée, au Mali ou encore au Niger.
Parmi les annonces, le non-renouvellement et la récupération des concessions des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) retiennent particulièrement l’attention. Cette entreprise, exploitant plusieurs gisements de phosphate dans le pays, est accusée de diverses irrégularités, notamment dans le paiement des taxes et redevances. Selon M. Sonko, ces pratiques auraient entraîné un manque à gagner pour l’État estimé à 1075 milliards FCFA (environ 1,88 milliard USD) sur la période allant de 2014, année du rachat d’ICS par le groupe indonésien Indorama, à nos jours.
À ces faits s’ajoute également le retrait évoqué d’environ 71 titres miniers et de carrières, dont 14 permis aurifères et un permis lié aux sables minéralisés. Ces décisions résultent, apprend-on, du non-respect d’obligations d’investissement et d’exigences réglementaires par les titulaires concernés, dont l’identité n’a toutefois pas été rendue publique. Le Premier ministre n’a pas non plus précisé si ces titres concernent des permis d’exploration ou des licences d’exploitation minière. Plus d’infos sur https://www.agenceecofin.com/actualites/1603-136700-assainissement-du-secteur-minier-le-senegal-entre-dans-la-danse-en-afrique-de-l-ouest
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