Le Burkina Faso a fait de Wahgnion et Boungou des vitrines de sa reprise en main du secteur minier. Mais la relance de ces deux mines d’or sous pavillon public pose une question: comment mesurer la valeur créée par l’État lorsque les données financières et de production, restent peu accessibles ?
Près de deux ans après leur acquisition par l’État burkinabè, les mines d’or de Wahgnion et Boungou ne sont pas à l’arrêt. Alors que Boungou produit à nouveau de l’or depuis juillet 2025, après deux années d’interruption, Wahgnion devrait livrer environ 92 000 onces en 2026, selon leur propriétaire actuel. La Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB) qui gère les deux mines au nom de l’État donne toutefois peu de détails sur leurs performances opérationnelles et financières.
Ouagadougou a repris Wahgnion et Boungou en 2024 dans le cadre du règlement du différend entre Endeavour Mining et Lilium Mining. L’accord annoncé en août 2024 prévoyait le transfert des actifs en contrepartie d’un paiement de 60 millions de dollars à Endeavour et d’une redevance de 3 %, jusqu’à 400 000 onces d’or vendues par Wahgnion. En juin 2025, le gouvernement a ensuite acté le transfert des anciens actifs de Wahgnion Gold SA et SEMAFO Boungou SA à la SOPAMIB. Plus d’infos sur https://www.agenceecofin.com/actualites-industries/2906-139718-wahgnion-boungou-que-deviennent-les-mines-d-or-rachetees-par-l-etat-au-burkina-faso
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